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LES POÉSIES D'ANAGALLIS

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29 août 2018

PLUME D'OIE

CHANT BASQUE

HEGOAK (les Ailes)


Si je lui avais coupé les ailes,

Elle aurait été mienne.

Elle ne serait pas partie.

Mais ainsi,

Elle n'aurait plus été un oiseau.

Et moi, c'est l'oiseau que j'aimais !


_____________________



Si je lui avais coupé les ailes,

Il aurait été mien.

Il ne serait pas parti.

Mais ainsi,

Il n'aurait plus été un oiseau.

Et moi, c'est l'oiseau que j'aimais !

 

 

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Comme ton absence me désole mon amie

 

Plume d'oie

 

 

Elle était assise sur un banc,

 

Où semblait s'être fixé le temps.

 

À l'auberge de l'Ange Gardien,

 

Elle s'y sentait bien.

 

Elle avait l'air de nous attendre avec bienveillance,

 

Sans pourtant montrer une quelconque impatience.

 

Elle s'était vêtue d'une jolie toilette aux couleurs chatoyantes.

 

Posé sur ses genoux, un livre dont le titre aurait pu être " l'absente. "

 

C'est ainsi que je revu " Maman des oies zos " ;

 

De sa plume, elle griffait ses lettres de ce sobriquet, comme un sceau.

 

Elle nous emmena là où " volent les oies."

 

Les oies cendrées et les naines qui prêtent leurs voix.

 

Les bernaches et les oies rieuses

 

L'encerclaient dans une cacophonie prodigieuse !

 

Les oiseaux n'avaient plus de secrets pour elle.

 

Ils s'étaient déjà tout dit dans le ciel.

 

Les oies des neiges venaient la saluer

 

Et commençait alors, un concert de harpe mêlée

 

De gorge et de cacardements.

 

Elle devenait Nils Holgersson, sur le dos de l'oiseau, voyageant,

 

Là où voltigent les notes d'une musique légère.

 

Un saint tohu-bohu dédié au Dieu de l'univers.

 

Pourquoi, mon amie, es-tu partie en fumée ?

 

Sans doute parce que les cendres sont plus ailées !

 

Et voilà ton âme abritée par deux jolies oies naines,

 

Elles te portent jusqu'aux eaux vives des fontaines.

 

Vers la lumière éternelle,

 

Là où toujours brille le soleil,

 

Où le temps gris n'existe pas,

 

Là, où, pour toujours cesseront tes combats.

 

Vole la petite plume, vole !

 

Ton absence me désole.

Avec toute mon affectzion (terre de Sion).

 

 

Anagallis

 

    Droit d' auteur © www.mon- poeme .fr 2018

 

 

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5 août 2018

LE PARADIS DES CHIENS - A ta mémoire

 

 

S'il n'y a pas de chien dans le ciel, alors quand je mourrai, je veux aller où ils sont allés

 

 

 

LE PARADIS DES CHIENS

A ta mémoire

 

Chaque jour était accueilli par la joie de nous dire bonjour,

Tu allais alors, te recoucher,

Apaisée de nous savoir à tes côtés.

La vieillesse, cette ennemie, n'épargne pas les chiens ;

Et c'est le silence absolu

Qui désormais, le matin, nous salue.

Cette séparation devient pesante,

Ainsi, je me mets à te parler, comme si tu étais encore vivante.

Pourtant, la réalité se devra d'être acceptée,

Tu nous as quittés.

La nuit a gelé le camélia sur ta tombe,

Les fleurs aussi, au chagrin, succombe.

Ma petite Boulette, avec toi, c'est toute une lignée qui s'est éteinte,

Tu t'es endormie dans une dernière étreinte.

Mais où peuvent bien aller l'âme des chiens ?

Eux les fidèles, pleins de vertu

Et nous, sans eux, perdus ?

Ô Dieu créateur de toute chair,

Ne peux-tu nous ramener aux jours d'hier ?

Aux jours enchantés de notre jeunesse,

A ces moments de richesse,

Où nos chiens nous entouraient,

Où avec eux, nos enfants jouaient, riaient ?

Toi , le Dieu si généreux !

Ne peux-tu nous restituer ses moments heureux ?

Dans l'instant, une sainte pensée me vint à l'esprit,

Je compris que tout ceci,

Nous était réservé au Paradis !

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

23 juin 2018

RÊVERIE À DEUX

 

 

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RÊVERIE À DEUX

 

Ce serait sur l'élévation de la montagne,

Là où il y a si peu de monde ;

Cela va de soi !

Ainsi, nous serions plus près des floconneux cumulus.

Un chien nous accompagne,

Un joli chien qui court dans les fleurs perpétuelles qui abondent,

Peut-être deux chiens ou trois ou plus…

Nous serions comblés de joie,

De songerie et de paix ;

Loin des tumultes,

Dans les grandes prairies vertes, on s'allongerait,

Protégés des villes incultes.

Nous irions chercher des myrtilles

Et un bon fermier nous offrirait de la crème

Sur un gâteau qui croustille.

Des brebis, à la laine couleur de la crème,

Nous lécheraient les mains.

Nous n'aurions ni trop chaud, ni trop froid.

Un délice nous attendrait chaque matin.

Comme seuls bruits,

Le chant des oiseaux,

Le bruissement de l'eau,

Le bêlement d'un agneau.

Le rossignol bercerait nos nuits,

Un vent léger soufflerait sur nos chagrins.

Au loin, sur la roche, nous contemplerions les chamois.

Nous serions heureux,

Notre lumière serait Dieu,

Nous n'aurions plus peur de rien,

Seuls avec nos chiens.

Le ciel nous fait rêver…

Mais comment faire pour voler ?

 

Anagallis

Droit d' auteur © www.mon- poeme .fr 2017

18 juin 2018

LE TEMPS QUI PASSE

 

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LE TEMPS QUI PASSE

 

Je n’ai pas vu le temps passer

Que déjà me voilà à la moitié du livre de ma vie.

Chaque page est une saison qui blêmit.

Les feuillets filent au gré du vent.

L’histoire commence par la joie de voir naître l’enfant.

Elle parle des hivers et des printemps.

Les pages se teintent de rose et de charme,

Et parfois se couvrent de larmes.

Le livre se remplit de photographies

Que l’on regarde lorsque l’on vieillit.

Il devient notre mémoire

Notre outil à penser, notre perchoir.

Je n’ai pas vu le temps passer,

Que déjà, les enfants quittent le nid,

Mais ils ne sont qu'à l’aube de leur vie.

Nous nous retrouvons alors, là, tous les deux,

Toujours aussi amoureux.

Main dans la main,

Ne pensant pas au lendemain.

La vie écrit les pages,

Les souvenirs tournent la page.

Je n’ai pas vu le temps passer,

Que déjà me voilà bientôt âgée.

Le livre va se refermer sur ma vie écoulée.

Ainsi va le temps, l’homme n’est qu’un souffle

Dont les jours s’essoufflent.

Ils vous emmènent à la porte des cieux

Avec l'espérance d’y rencontrer Dieu.

 

Anagallis 

  copyright©ww.mon-poeme.fr2013

 

20 mai 2018

LES FLEURS DE LA MÉMOIRE - le Poème à secret

Je tenais toujours les gens, et ils partaient toujours

 

 

 

LES FLEURS DE LA MÉMOIRE

 

«  Le Poème à secret  »

 

 

Où êtes-vous mes aimés ?

Déambulez-vous dans les couloirs du temps ?

Voyagez-vous sur un tapis volant ?

Âmes fuyantes,

Votre absence me hante.

Seulement, vous m'aviez juré fidélité !

Et me voilà esseulée, délaissée.

Vous étiez si frais, si jeunes, mais comme vos visages palissent !

Ainsi, le temps devient votre complice,

Vos êtres ne sont plus que des fantômes,

Des ombres qu'une rose séchée embaume.

Dans mes rêves brillait une pierre d'Améthyste.

Je pensais que l'amour était une ancre,

Que je pouvais vous amarrer au port de mon cœur tendre,

Cependant, ce sont des montagnes, qui de vous, m'exilent !

Se soulève alors, le vent du Nord et le grésil,

Glaçant tout mon être d'effroi,

N'ayant aucun égard à mon désarroi.

Puis, vient me réchauffer l'odeur de brioches délicieuses,

Souvenir d'une brume vaporeuse.

Se tenant dans l'ombre, effacé,

Un murmure fragile, comme une rosée.

Et pourtant, dans mes espoirs, de toutes mes forces, je les tenais,

Ceux que j'aimais,

Mais toujours, toujours, ils partaient…

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

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19 mai 2018

L'AIR DU TEMPS

 

 

Soupçonne chaque instant, car c'est un voleur, en pointe de pointe avec plus qu'il n'apporte

 

 

 

L'AIR DU TEMPS

Vous êtes à peine né que déjà, le temps vous presse.

Vous pensiez peut-être vivre de l'air du temps,

Prendre le temps,

Parler de la pluie et du beau temps,

Mais détrompez-vous !

En un rien de temps,

Le temps vous fera déjà parler de votre jeune temps,

Et vous serez surpris d'émouvoir avec lui le bon temps.

Vous lui demanderez alors :

"Puis-je arrêter le temps ?

Profitez encore des moments d'avant ?

Ne puis-je pas voyager dans le passé du temps ?

Ne serait-ce que de temps en temps !

Gagner un peu de temps ?

Retrouver le bon temps ?"

Le temps s'oppose : "de tout temps,

C'est moi qui fais la pluie et le beau temps !

Tu ne peux racheter le temps,

Le temps ne se rattrape pas,

C'est du temps perdu !

Voudrais-tu tuer le temps ?

Il y a un temps pour tout,

Chaque chose en son temps ;

Tu as connu de nombreux printemps,

Voudrais-tu voler mon temps ?

Laisse le temps au temps !

Pour toi, le temps de l'hiver est venu,

Il ne te reste que peu de temps !

Tout casse avec le temps !"

Je voulus aussitôt fuir ce mauvais temps,

Je ne pouvais croire en sa souveraineté,

Je partis donc chercher l'infini du temps.

Mais le mauvais temps eu tôt fait de me rattraper,

"Cherches-tu l'or du temps ?

Ce n'est pas ici que tu le trouveras !

Tu me fais perdre mon temps,

Et le temps, c'est de l'argent !

Il est grand temps, pour toi

De connaître l'infini du temps !"

En deux-temps, trois mouvements, se dissipa le mauvais temps.

L'or du temps était devant moi ;

Qu'il fait beau voir l'infini du temps !

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

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23 mars 2018

POÉSIE EN MUSIQUE - JE T'AIME ETC... - Julien CLERC

25 décembre 2017

LE VENT

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                                                              Le vent se lève ce matin,

Une brise légère amenant le chagrin.

Écrire, oui voilà écrire ;

Écrire des mots sans les dire,

Des mots secrets,

Des mots discrets,

Juste pour Lui.

Des mots comme un trésor enfoui.

J'aime la solitude,

Elle est pour moi une gratitude,

Elle me permet de méditer,

Elle me permet de composer,

Je peux de la sorte, répandre mes pensées ;

Une musique me donne le ton,

Selon mon humeur, selon mon aspiration.

Et voilà, les mots qui s'envolent,

Porté par le vent qui me console.

 Le A claironne,

       Le M tourbillonne,

Le O frisonne,

                                Le U devant la plume s'émotionne,

               Le R prend la couronne.

Ainsi, s'envole l'Amour !

Qui pourra arrêter l'Amour ?

Pas même le plus méchant ;

Mon Bien-aimé a suscité le vent.

 

Anagallis

copyright©ww.mon-poeme.fr 2013


 



 

 

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22 décembre 2017

DANS UN GRAND VENT DE FLEURS

 

 

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DANS UN GRAND VENT DE FLEURS

Écoute !

C’est la chanson du prince disparu.

Souviens-toi ! Elle contait l’histoire de la création et de ses vertus ;

C’était l’histoire du petit Prince et de sa rose apprivoisée.

De parfum, il l’avait inondée.

La belle avait donné son coeur,

À celui qui lui livrait le secret des fleurs.

Sur une couche de jasmin,

Il venait lui prendre la main,

Et la biche, aux yeux attendris,

Semblait chercher leurs confidences enfouies.

Il affirmait : « Si un jour la mer venait à me désobéir,

Mon arc dans les nues viendrait te secourir !

Si un jour les montagnes s’ébranlaient,

Au-delà des cimes, je t’emporterais !

Si la terre disparaissait,

Sur un coussin de nuages, je te déposerais ! »

La lune me l’a dit,

Elle aurait vu les amants danser toute la nuit, sous la pluie ;

La belle, de ses pétales, lui aurait fait une couronne,

Lui, l’aurait embaumée du parfum de la cinnamone,

L’huile de l’amour et de ses mystères.

L’odeur de la mort et de la vie se mêlant à la terre,

Le beau Prince partit à la guerre.

La rose pleura longtemps son Bien-aimé disparu ;

Puis un jour, dans la clarté du matin, sa Majesté réapparut ;

La rose, n’y croyant plus, fut tout en émoi,

Pour son aimée, le Prince était devenu Roi !

L’histoire raconte que ce jour-là, la rose perdit toutes ses épines ;

Elles tombèrent sur un lit d’aubépines…

Pour leur nuit de noces, on put voir les amants s’envoler dans les airs,

Leur amour restera toujours, pour beaucoup, un mystère ! 

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Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2015

 

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13 décembre 2017

LE VIEUX LIVRE

 

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LE VIEUX LIVRE

 

Je me souviens de ce vieux livre poussiéreux 

Caché dans une malle en osier.

Je l'avais découvert par un matin pluvieux 

Au  fond du grenier.  

C'était un  livre relié d'une fine couche d'or.  

Je me rappelle l'avoir ouvert, tant il était fragile, avec précaution. 

Il  était de par son apparence un trésor. 

Pourtant,  les années, de toute leur ingratitude, avaient effacé lettres et ponctuations.

  Mon imagination se mettait alors à vagabonder.

Je passais du sommet du Kilimandjaro, au désert d'Arabie,

Médor devenait Sultan et moi une merveilleuse fée.

J'errai de pages jaunies en pages noircies.

Soudain, une voix me sortait de mes fables,

J'obéissais au commandement de ma mère :

              "Mathilda,  à table ! "                

 

Je redescendais ainsi sur terre

Quelque peu amère.

 

Anagallis

 

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Copyright © www.mon-poeme.fr 2011

 

 

7 décembre 2017

LE VIEUX MOULIN

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(Promenade à deux le 2 avril 2011)

 Nous flânions le long d'un chemin.

C’était le printemps qui réchauffe l'hiver.

Une paix immense envahit mon esprit.

Je me sentais si bien,

J'aurais aimé que ces instants soient infinis,

Qu’il n'exista plus de lendemains.

Nos pas nous rapprochaient de ce vieux moulin.

Il semblait avoir sombré dans un sommeil éternel,

Pourtant, je le sentais prêt à nous chanter sa vie temporelle.

Je m'assis au pied du vieux chêne vert,

 Témoin d'un passé abandonné.

La roue avait cessé depuis longtemps de fonctionner.

Il s'enroulait, autour, une guirlande de lierre.

Je me mis à caresser les pierres.

Parlez-moi, vous qui avez tout vu, tout entendu !

Parlez-moi du meunier, veillant sur l'impétuosité des flots,

Parlez-moi des caprices de la rivière et de ses crues,

Du vent pliant les roseaux.

Parlez-moi de la sécheresse

Et de son indélicatesse,

De la moisson terminée,

Des ânes apportant le blé,

De la fine fleur blanche qui nourrissait nos aïeux,

Des enfants riant et criant dans leurs jeux.

Narrez-moi l'histoire, vous les voyantes de la guerre austère,

 De cette guerre fière et meurtrière.

Mais, il se trouvait que seule mon imagination se complaisait,

Et que les pierres gardaient leur secret.

Un silence d'or pesait sur l'endroit,

 Je compris alors, que seul Dieu comprenait mon doux émoi.

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2011

6 décembre 2017

UNE MÈRE

 

nous avons besoin d'une autre ame pour nous accrocher

 

 

 

 

 

UNE MÈRE

 

Nous avons besoin d'une autre âme pour nous accrocher !

Celle-ci, nous met au monde,

Toujours présente pour nous consoler,

Elle nous secourt au temps des tristesses profondes,

Une mère ne peut s'oublier.

Elle est une caresse sur le visage,

Un mouchoir qui essuie les larmes d'un enfant pas si sage ;

Sa fleur c'est le souci,

Le jardin de son cœur en sera affaibli.

Elle, la vaillante,

Au moindre retard de sa progéniture innocente,

La voilà comme une feuille tremblante.

Ah ! jeunesse aveugle,

Ne voyez-vous pas se creuser

Les sillons nourriciers,

À vous avoir trop, en secret, supplié ?

Enfants sourds

N'entendez-vous pas les cris de son âme débordante d'amour ?

Aujourd'hui, elle a vidé sa mémoire,

Le cordon n'est plus qu'illusoire,

Nos cheveux de gris se couvrent

Et orphelins l'on se retrouve.

Plus aucune âme pour nous accrocher,

Vers son consolateur, notre mère s'est envolée,

Vous ne pouvez retenir celle que vous aimez !

Dans le jardin de son cœur,

Le souci se meurt,

Se mouvant en une fleur de lys,

Et ce sont les anges qui se réjouissent !

 

Anagallis

Droit d' auteur © www.mon- poeme .fr 2017

 

 

 

 
 
23 novembre 2017

LA BOUTEILLE À LA MER

 

Des cris d'aide sont souvent inaudibles

 

 

 

LA BOUTEILLE À LA MER

 

Une lettre posée sur un bonheur-du-jour, en bois de rose

Que quelques larmes arrosent ;

Une tristesse noire,

Atteint l’âme,

Un mot écrit sur un tableau noir,

Un ange obscur qui la réclame,

Voilà comment naît un désespoir.

Un cœur brisé ne sait à qui se confier,

Un ami qui se retourne, vous mord !

Et c'est la tristesse qui vous dévore.

La mer, cette fugueuse,

Avale, sur le sable, une bouteille liée d'algues visqueuses

Qui l'entrelacent de leurs tentacules verdasses,

Jusqu’à ce que, sur les rochers, le reflux la fracasse.

Obéissance aux forces célestes,

Libérant le parchemin et brisant le voyage funeste.

Et c'est alors, mille étoiles qui s'envolent dans les cieux !

Illuminant le ciel ténébreux.

Le souffrant devient alors chef d'orchestre,

Il voit s'élever sa vie terrestre,

Il offre à Dieu le bouquet de sa détresse.

Au Maître, il confesse

L'écume de ses jours.

Ainsi s'écoule son chagrin si lourd,

Musique d'une longue agonie,

Ivresse des jours mauvais qui s'enfuient,

Ils ferment les yeux, vers l'éden, les mains levées

Dans une symphonie achevée.

 

Anagallis

 

Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

 

17 novembre 2017

POÉSIE EN MUSIQUE - LOUANE - Si t'étais là

6 octobre 2017

LE SILENCE

 

 

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LE SILENCE


J'aime ces silences qui vous permettent d'entendre et de voir.

D’entendre le bruissement de l'eau,

Le chant de l'oiseau.

De voir les fleurs et le soleil,

La lune et les étoiles qui s'émerveillent.

Ce sont de ces silences qui vous apportent la sérénité et la joie,

La tranquillité de l'âme, l'amour et la foi.

C’est dans le silence que l'on perçoit le chant du grillon,

Que l'on peut observer secrètement, dans son nid, l'oisillon.

Silence de la nuit, éveille des sens,

Où l'on s'aperçoit que tout ne dort pas.

Observez la nature en silence !

Elle est d'une incomparable magnificence.

Mais il y a un de ces silences qui vous fait perdre pied et vous noie.

Un de ces silences qui vous plonge dans une solitude immense et sans joie.

Une profonde détresse ou même la prière semble inutile.

Vous traversez ce désert muet qui vous clôt les yeux et vous rend fragile.

Vous pensez alors que Jérémie avait bien raison de se lamenter.

Le silence d'un père vous rend orphelin, désemparé.

Ce silence devient pour vous insupportable,

Dans ces instants où tout vous accable.

Je confesse mon impuissance simplement.

Oui, le silence de Dieu est terrifiant…

 

Anagallis

copyright©www.mon-poeme.fr 2012

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20 septembre 2017

VOYAGE AU COEUR DE MES ANCÊTRES

VOYAGE AU COEUR DE MES ANCÊTRES

 

 

 

VOYAGE AU COEUR DE MES ANCÊTRES

 

Comme j'aimerais faire un retour en arrière.

 

Toucher leurs visages, prendre leurs mains,

 

Les "papouiller", les regarder.

 

Comme j'aimerais percevoir à nouveau ces odeurs de parfum d'antan,

 

 De gaufres, de crêpes, de tarte au sucre,

 

Et cette bonne senteur de savon noir qui embaumait toute leur maison.

 

Comme j'aimerais revivre ces moments où nous étions tous réunis.

 

Ces repas de famille sans fin,

 

  chacun y allait de son savoir.

 

C'était le bon temps, le temps d'après-guerre,

 

 Le temps de la résurrection des âmes ;

 

Le temps, un temps, mon temps parti en fumée

 

 Sans que j'y prenne garde.

 

Comme j'aurais aimé mieux profiter d'eux,

 

 Ne jamais baisser mon regard ou partir ailleurs ;

 

 Les observer vivre encore et encore,

 

Assise, là discrètement près du poêle à charbon,

 

 M'imprégner de leur voix,

 

Puis me lever pour les embrasser et leur chuchoter à l'oreille :

 

 "Je vous aime !"

 

Mais les années passent emmenant avec elles la jeunesse.

 

Disparus, ils ont tous disparus, je ne les reverrai plus. 

 

Il ne me reste plus que leur souvenir,

 

 Quelques photos jaunies sans vie et Dieu.

 

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poème.fr 2012

 

PS  "Disparus, ils ont tous disparus, je ne les reverrai plus." Pas si sûr…

19 septembre 2017

LES ANNÉES NOIRES

 

 

Et dans la forêt je vais, perdre l'esprit et y trouver mon âme

 

À la mémoire de nos grands-pères...

 

LES ANNÉES NOIRES

 

Je me mis à songer...

Arbres de nos forêts,

Vous en avez vu des batailles,

Des hommes qui, à vos pieds s'inclinaient,

Jours de grisaille,

Jours maudits,

Où le vent soufflait à vous faire plier,

Où rugissaient les bourrasques dans vos branches asservies,

Où le moribond se transportait dans le bourbier,

Fusils à la main.

Vos écorces lui servant parfois de bouclier,

Rampant vers un avenir incertain.

Combien de suppliciés ?

Vous le savez vous, les visionnaires de la mémoire.

La mousse absorbait ma conscience perturbée,

Quand subit, vint se percher une corneille noire.

De part la couleur de sa plume,

Elle semblait porter le deuil de l'histoire.

Pourtant, elle fit lever de tout mon être, la brume.

Sois forte, vie, rêve, espère, prie...

La forêt enterrait ses drames,

J'y avais perdu mon esprit

Mais j'y avais trouvé mon âme !

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

 

20 août 2017

LE MOINEAU

 

 

The Key to Wonderland


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Certes, je le conçois, il n’était qu’un passereau.

Pourtant, hier encore, il vivait ;

En hiver, je le nourrissais,

Au printemps, il me comblait,

Et aujourd’hui,  le voilà à terre, tout mâchouillé,

Pauvre petit être gisant, tuméfié.

Pourtant, hier encore, l'oiseau volait,

Tout près de moi, il s’approchait,

Et aujourd’hui, le voilà sans vie,

Ses flancs flétris.

Mon petit passereau heureux,

Avec toi, l’hiver n’était pas ennuyeux,

Tu m'apportais dans le froid la chaleur de ton soleil,

Avec toi, l'été sortait de son sommeil,

Tu picorais de bonheur les épis du bel été,

Tu rayonnais dans la blondeur des blés !

 

Ah ! Dieu compatissant

Qu’il est encore plus sombre pour une mère de perdre son enfant !

 

Anagallis 

copyright©ww.mon-poeme.fr 2013

27 juillet 2017

LE ROSIER LIANE

LE ROSIER LIANE

 

 

 

 

 

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Lorsque nous serons vieux, 

Sur le banc moussu, nous nous assiérons.

 La tonnelle aux mille roses nous rendra heureux.
 
Des jours providentiels, nous nous souviendrons :
 
- Te souviens-tu de ce rosier ? Tu l'avais planté si petit ;
 
Aujourd'hui, nous voilà ivre de son parfum,
 
Cet arbrisseau, notre vieillesse, adoucit !
 
 Il nous annonce encore un lendemain ;
 
Un lendemain céleste certes, mais un nouveau jour ;
 
Après tout sur cette terre, nous ne sommes que des voyageurs !
 
Sur son vieux tronc, nous écrirons un mot : "Amour",
 
Un mot pour Celui qui nous donne le bonheur ;
 
Arrivera une légère brise et le mot s'envolera ;
 
- Où l'Amour peut-il se rendre ?
 
Un rossignol, alors, viendra ;
 
Dans son bec, il saisira l'amour tendre.
 
Voilà penserai-je pourquoi son chant est si délicat,
 
Il transporte jusqu'au ciel notre adoration,
 
Nos louanges dans l'au-delà.
 
Au bec de l'oiseau suintera le sang de la passion ;
 
Il viendra en déposer une gouttelette au cœur d'une rose ;
 
La fleur, la tête se penchant,
 
Déversera sur nous la perle de la métamorphose.
 
Le rosier, de ses lianes dépourvues d'épines, nous enveloppant,
 
Nous nous évanouirons dans le secret de l'Éternité.
 
Nous aurons disparu à pas de velours ;
 
Nous aurons rejoint les bras de notre Épousé.
 
 Chut, n'éveillez pas la mort dans le jardin de l'Amour !



                                                                                      Ton Bien-aimé et ta Bien-aimée

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copyright©ww.mon-poeme.fr2013

 

25 juillet 2017

PAR LA MER

 

 

 

Menton vers le haut, et nous allons nous noyer un peu plus lentement

 

PAR LA MER !

 

Ainsi disparaît l'histoire de l'humanité !

Par les vents et la mer ballottée,

L'humanité chavire,

En détresse est le navire.

La mort réclame la vie,

L'ennemi délié de ses chaînes, l'envahit,

Son cri se fait entendre bien au-delà des mers,

Le voici le mercenaire,

Il vient égorger nos femmes et nos enfants,

Sans le moindre sentiment.

L'humanité part à la dérive,

Au secours Dieu ! Moi si craintive,

Je pleure mes enfants,

Chaque nouvelle me laisse dans l'abattement,

Les citoyens n'ont plus d'armes,

Coulent les larmes,

Coule le sang,

Souffle l'autan.

La mer déchaînée,

Recouvre de son écume les rachetés,

Ô Dieu de mon salut,

Dieu !  toi plein d'amour et de vertu,

Tes yeux sont comme des éclairs,

Comme des brillants remplis de ta colère,

Le combat a commencé,

Le bien contre le mal,

Une guerre féodale,

Une guerre sans pitié,

Ravage sur ravage,

Les autorités et les peuples sont en esclavage,

Ils n'ont plus de pouvoir,

Ils se meurent de ne pas avoir

Obéit à tes lois exécutoires,

Ils n’ont plus d'espoir,

C'est la fin, la fin de l'histoire,

Il était une fois… L'Europe !

 

Anagallis

 Copyright © www.mon-poeme.fr 2016

 

 

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18 juillet 2017

LE CORBEAU

 

 

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Le corbeau

 

L'oiseau des sorcières vint un jour frapper à ma fenêtre.

 

Oiseau de malheur, de solitude et de tristesse.

 

Il me regarda de son œil perçant et noir, puis s'envola.

 

Le lendemain, il revint frapper à cette même fenêtre,

 

Je le regardais discrètement.

 

Allait-il m'annoncer par la couleur de son plumage,

 

Un deuil, une catastrophe, ou la venue du diable ?

 

Il ne me donna pas de réponse.

 

Les jours passants, il revint accomplissant toujours son royal manège.

 

Soudain, ma conscience tant soit peu hospitalière à cet intrus,

 

Me poussa à lui présenter sur le rebord de son perchoir, une noix et du pain.

 

Il arriva battant de ses grandes ailes d'ébène et se restaura.

 

Il devint pour moi l'oiseau du bonheur,

 

Mon torrent de Kerit.

 

Derrière le noir se cache parfois une lumière,

 

Une bénédiction tombée du ciel.

 

Il était un messager envoyé de Dieu,

 

Une source d'eau vive.

 

Rendons à César ce qui appartient à César

 

Et arrêtons de faire de Maître Corbeau un oiseau de malheur,

 

Tant il est beau dans le bleu du ciel, empreint de liberté.

 

Il revint tous les jours durant trois ans.

 

Puis, il disparut... Comme il fut venu.

 

 

Anagallis

 

copyright©www.mon-poeme.fr 2011

 

 

 

24 juin 2017

ODE À LA FRANCE (revisitée)

 

Et quand toutes les guerres sont terminées,un papillon sera toujours beau

 

ODE À LA FRANCE

Revisitée

 

Ohé ! Ohé ! Braves gens, réveillez-vous !

N'entendez-vous pas dans vos campagnes mugir ce féroce soldat ?

Il vient jusque dans vos bras,

Égorger vos fils et vos compagnes.

La trompette a sonné Grand Dieu !

Par des mains enchaînées, nos fronts sous le joug se ploieraient ?

Ce vil despote deviendrait-il le maître de nos destinées ?

Quoi ! des cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers ?

La trompette a sonné,

La mort rôde, cherchant qui elle pourra dévorer.

Elle entre dans les maisons, dans les églises,

Car l'étendard sanglant n'y est point élevé.

Amour sacré de notre Dieu,

Conduis-nous, soutiens nos bras,

Liberté, liberté chérie,

Dieu combat avec nous !

Sous ton drapeau que la victoire accourt,

Que tes ennemis voient ton triomphe et ta gloire !

Aux armes citoyens de la foi, formez vos bataillons, marchez, marchez,

Élevez haut , la bannière sanglante !

Du sang de l'agneau, aspergez vos demeures et vos fronts !

Ainsi, la faucheuse, son chemin, passera,

Que vos cœurs ne se troublent point,

Les cris, le feu, la famine, les maladies, la destruction, la haine,

Élevez haut l'étendard sanglant et la mort n'aura point raison de vous.

 

Gloire, gloire, gloire à notre Seigneur !

 

 Anagallis

 

Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

 

 

23 juin 2017

LA GRANDE PROSTITUÉE ET SES FILLES

 

 

Chaque jour, les gens s'éloignent de l'église et reviennent à Dieu

 

 

LA GRANDE PROSTITUÉE ET SES FILLES

 

Sortez du milieu d'elles mon peuple !

Je vous ai fait libre,

Pensez-vous que je demeure dans ces temples ?

Que mon cœur, en cet endroit, vibre ?

Le berceau est froid et lugubre,

L'odeur de la mort y est incessante,

Leurs statues sont macabres,

L'eau du baptême y est polluée,

Les mariages sont endeuillés,

Vos corps sont mortifiés,

C'est l'exécution de vos âmes pratiquantes

Que vous acceptée avec joie !

Le dimanche matin… et sonne le beffroi !

Mais où est votre foi ?

Vos sépulcres sont blanchis,

Vous buvez le purin de votre vin,

Vous mangez le levain de votre pain.

Vos bâtisses sont jolies,

Pourtant, dans leurs entrailles,

Il ne s'y célèbre plus que des funérailles.

Je hais vos autels consacrés,

Ornés de pierres précieuses enchâssées,

Recouverts d'or et de ténèbres.

Il fait noir, il fait froid,

Même vos cierges ne parviennent pas à réchauffer l'endroit.

Mais vous, qui me cherchez,

Du milieu d'elles, fuyez !

Élancez-vous dans toute ma création,

Tout ce qui vit porte mon nom !

Chantez avec l'oie sauvage

Qui n'est pas en cage,

Cantiller avec la rose,

Que ma pluie vous arrose,

L'eau du ciel est bonne

Et c'est toute ma nature qui frissonne.

Vous me rendrez un culte, en psalmodiant

Devant l'océan qui ondule au crépuscule,

Rendez-moi hommage ! Abandonnez-vous !

Sous mes arbres, couchez-vous

Puis, attendez…

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

23 juin 2017

NUIT OBSCURE DE L'ÂME

Bien que mon âme soit dans les ténèbres, elle se lèvera dans une lumière parfaite; J'ai aimé les étoiles avec trop de crainte de la nuit

 

 

                                                NUIT OBSCURE DE L'ÂME

 

La nuit fait frissonner,

Étrangeté, où vos yeux ne voient plus que des ombres,

Où l'agitation fait place au silence.

L'obscurité vous enveloppe de son mystère.

La nuit, nous entendons, nous tressaillons, nous chuchotons ;

Le noir nous renvoie à une émanation particulière,

Hostile, inquiétante et oppressante,

Aspects appréciés des sortilèges et des faiseurs de rêves.

Le crépuscule nous rappelle que chaque jour à une fin

Et que chaque jour nous presse de la fin.

Les ténèbres sont un sarcophage, où le soleil ne brille plus,

Où la chaleur s'éteint comme un feu.

Pourtant, malgré la froideur du moment,

L'astre du jour, s'affaiblissant,

Compose alors, la clarté, au luminaire de la nuit ;

Et c'est toute la voûte céleste qui s'étoile,

Dans une élévation magistrale.

Devant tant de beauté et d'éclat,

Vous lâcherez prise à la nuit,

C'est ainsi que s'élèvera votre âme dans une lumière parfaite !

 

Anagallis

Droit d' auteur © www.mon- poeme .fr 2017

 
 
21 juin 2017

LOUISE

 

 

 

 

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  Petite Louise est heureuse !

Elle se fiche de la pluie ennuyeuse ;

Elle se rit du gros bourdon butineur ;

 Le printemps pointe son nez et le merle chante ses couleurs.

C'est jour de shabbat et j'allume les bougies ;

Petite Louise s'étonne de la cérémonie :

- Que fais-tu ?

- J'allume les bougies en l'honneur de l'Éternel ! 

- C'est beau, mais Dieu se fiche de tes chandelles,

Dieu n'habite pas chez toi,

Dieu demeure chez ceux qui ont la foi,

La maison de Dieu c'est l'église !

Là-bas, l'on prie et l'on fraternise.

Comme il est facile d'endoctriner l'esprit d'un enfant ;

L'on dit et il croit pleinement.

- Regarde petite Louise ce si merveilleux paon du jour,

Contemple-le, il transporte l'amour.

N'entends-tu pas les louanges des oiseaux ?

Le bruissement de l'eau ?

Aspire aux senteurs du thym et de la lavande,

Voilà la véritable offrande ;

Ouvre grand tes yeux, petite Louise ;

Dieu serait-il prisonnier d'une église ?

 Dieu est dans toute sa création ;

Toute la nature exulte son nom.

Le hibou est son gardien, il veille sur les nuits

Et le coucou ne parvient pas à se cacher de Lui.

  Le coquelicot lui voue sa passion

Et devient rouge de confusion.

Ici, la marguerite devient jeux ;

Loin d'elle l'hiver ombrageux.

Mes chandelles, vois-tu, sont des étincelles,

Elles brillent comme le soleil dans le bleu du ciel,

Leurs flammes dansent pour l'Éternel.

Le banc de l'église, lui, est ennuyeux,

Il fait bâiller les enfants pieux.

Chère enfant, toi, cours, chante, sautille dans l'herbe verdoyante,

Puis endors-toi sur le lit de mousse odorante.

Dors, petite Louise, Dieu veille sur ton coeur,

 

 Voilà le secret du bonheur !

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2013

 

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16 mai 2017

L'ÂME ERRANTE

 

 

«La vie se déplace très vite

 

 

L'ÂME ERRANTE

 

Je suis au fait que tu viens de loin,

De toi, je prenais soin.

Si simplement, d'un jour, tu pouvais penser à moi !

Je considère ton désarroi,

Étoile façonnée dans les cieux,

Propulsée dans un monde douloureux,

Âme pensante,

Âme fuyante.

Sous mes ailes, j'ai pris soin de toi,

Je t'ai créée à ma plus grande joie,

Aujourd'hui, te souviens-tu de moi ?

Qui est ton Roi ?

La vie est un duel,

Le mal ne te rendra pas éternel.

Du ciel vers l'enfer,

De l'enfer vers le ciel, quelle affaire !

Quel chemin prendras-tu ?

Âme abattue,

Sans moi, perdue.

Quel mal répandu ?

Le jour venu,

Celui de ne pas m'avoir reconnu !

 Anagallis

 Copyright © www.mon-poeme.fr 2017

2 mars 2017

POÉSIE EN MUSIQUE - TA P'TITE FLAMME - AMÉLIE LES CRAYONS

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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27 décembre 2016

DIS-MOI PAPA, C'EST QUAND QU'ON VA LÀ ?

Une musique, un titre de chanson me donne le ton,

Selon mon humeur, selon mon aspiration...

 

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DIS-MOI PAPA, C'EST QUAND QU'ON VA LÀ ?

 

Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ?

Tu nous as appris que la folie est parfois dans le vent,

Il éteint la flamme qui brûle en nous, sans aucun ménagement.

Tu nous as appris qu'aimer son prochain n'est pas toujours facile,

Car notre prochain est parfois un sacré imbécile !

Tu nous as appris que la mer pouvait te désobéir,

Et que par ses flots rugissants, elle pouvait nous engloutir.

Tu nous as montrés qu'à chaque craquement fatal d'un arbre, tu criais,

Que sur l'animal tortionné, tu te lamentais ;

Tu nous as appris que l'âme de la bête t'était précieuse,

Presqu'autant que celle des enfants qui s'envole sous des balles odieuses.

Tu nous as appris que le cœur d'une rose pouvait saigner,

Que les rayons du soleil pouvaient brûler,

Que la guerre est sournoise et sans pitié,

Que les Nations associées, veulent me détruire,

Sans aucun repentir.

Tu m'as appris à me méfier,

À me cacher au creux des rochers,

Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ?

Là où l'étoile de David n'aura plus peur de la froidure,

Au sommet de la montagne qui sent si bon l'olive pure,

Là où ta flamme brûle à jamais,

Là où Rachel attend ses enfants,

Partis depuis bien longtemps.

Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ?

C'est quand ?

 

Anagallis

 Copyright © www.mon-poeme.fr 2016

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23 décembre 2016

POÉSIE EN MUSIQUE - LES MOTS - RENAUD

30 novembre 2016

LE SECRET

 

 

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LE SECRET

J'ai cherché celui que mon cœur aime.

J'ai fait le tour de la ville,

Pourtant, je ne l'ai point trouvé :

"Avez-vous vu celui que j'aime ? "

 Personne ne m'a répondu.

Je l'ai cherché dans les églises,

Et l'on m'a dit :

"Hier, il était, mais aujourd'hui, il n'est plus ! "

Je suis rentrée, dépitée,

  Et j'ai pleuré

"Où es-tu mon Bien-aimé ? "

Soudain, mes yeux se sont posés sur un écrin,

J'en ai précieusement ouvert le couvercle.

Ici, j'ai reconnu l'odeur de son parfum.

Mon Bien-aimé était là à m'attendre,

Dans le secret de ma chambre.

 

Anagallis

 Copyright © www.mon-poeme.fr 2011 

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17 novembre 2016

- HOMMAGE A LEONARD COHEN -

 

 

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Presque tout le monde sait que Leonard Cohen était Juif, mais il était aussi un “Cohen”, un Prêtre.
Dans la tradition de sa lignée antique, lors de son dernier concert en Israël en 2009, le chanteur et poète a bénit, en hébreu, avec des mots datant de plus de 3000 ans, le peuple d'Israël :

 

Que Dieu vous bénisse et vous garde
Que Dieu vous éclaire le visage et vous témoigne la faveur
Que Dieu lève son visage sur toi et te donne la paix

הברכה:
יְבָרֶכְךָ יהוה וְיִשְׁמְרֶךָ:
יָאֵר יהוה פָּנָיו אֵלֶיךָ וִיחֻנֶּךָּ:
יִשָּׂא יהוה פָּנָיו אֵלֶיךָ וְיָשֵׂם לְךָ שָׁלוֹם:

 

10 octobre 2016

IL ÉTAIT UNE FOIS ORADOUR SUR GLANE…

 

 

Le massacre d’Oradour-sur-Glane est la destruction, le 10 juin 1944, de ce village de la Haute-Vienne, situé à environ vingt kilomètres au nord-ouest de Limoges, et le massacre de sa population (642 victimes) par la Waffen SS.

 

 

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Il était une fois Oradour sur Glane...

Oradour, village fantôme tombé dans l'abîme.

Le rire des enfants ne se fera plus entendre,

Les livres d'école ont tourné leur dernier chapitre.

Le cordonnier a rangé ses souliers,

Le boucher a raccroché son tablier.

Nous n'entendrons plus le marteau du forgeron,

Plus de papotage sur les perrons.

À la terrasse du café

Les chaises sont vides, elles ont pris une couleur âpre de brulé.

L'auberge ne recevra plus de voyageurs ;

Ils sont tous partis pour ailleurs.

L'église fume encore de ces os consumés,

Femmes et enfants enlacés.

Oradour, village martyr, où l'on s'habitue au silence

Victime de l'homme et de sa démence.

 

Anagallis

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29 juillet 2016

À MA MÈRE PATRIE

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 À MA MÈRE PATRIE

Qu'elle était belle ma France,

 

Pays de gloire et d'espérance,

 

 Aujourd'hui, mon cœur est en deuil du bonheur.

 

Pourtant, elle en a connu des horreurs,

 

Des guerres et des pleurs.

 

Elle n'a pas toujours été loyale,

 

Elle n'a pas toujours été amicale,

 

Elle en a des fautes, sous son bonnet, la Marianne !

 

Mais comme elle avait du courage la Jeanne !

 

Paroisse désormais en ruine,

 

Encerclée, l'ennemi la domine

 

Et elle, la vaillante, la voici désormais docile,

 

"L'amour, l'amour" crie-t-elle, prétextant les évangiles !

 

Tu te noies dans ton bénitier,

 

L'ennemi n'aura point d'amour pour toi, point de pitié !

 

Il est un âne sauvage,

 

Sorti tout droit du moyen-âge.

 

En sacrifice, donne à Dieu ta reconnaissance,

 

Acquitte tes vœux à Elyon,

 

Tourne ton cœur vers Sionne,

 

Appelle-le les jours d'angoisse,

 

Avant que ta lumière ne décroisse,

 

Avant que je pleure le lieu de ma naissance ;

 

Il te sauvera et tu lui rendras son importance !

 

Il est le Dieu vengeur,

 

Le Dieu d'Israël et… Ma mère patrie, si fière, se meurt.

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2016

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15 juillet 2016

POUR TOI J'ÉCRIRAI LES ROSES...

POUR TOI J'ÉCRIRAI LES ROSES...

Pour toi j'écrirai les roses…

 

Pour toi, j'écrirai les roses,

 

Je les écrirai en vers, mais aussi en prose.

 

J'irai, à l'aube, les cueillir,

 

Une grande brassée pour te réjouir !

 

J'en détacherai les pétales et les ferai s'envoler,

 

Pour te faire danser.

 

Danse mon Roi, danse !

 

Enivre-toi de leur parfum ;

 

Enivre-toi mon doux Roi, danse !

 

Au-delà des essences.

 

Le tapis de roses sera doux à tes pieds,

 

J'aurai pris soin d'en ôter les épines,

 

Pour ne pas te blesser.

 

Pour toi, je ferai, de leur senteur, une couronne,

 

Et une ceinture, de leur vert feuillage.

 

J'écrirai les roses sur ton visage,

 

J'oindrai tes pieds de leur eau orientale.

 

Danse mon Roi, danse !

 

Aux Noces de l'Agneau, ton épouse sera belle !

 

Oublie les épines mon Bien-aimé

 

Et dansons jusqu'à en perdre haleine !

 

 

Anagallis

 Copyright © www.mon-poeme.fr 2014

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18 juin 2016

Christophe MAE - IL EST OÚ LE BONHEUR !

 


 

 

 

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31 mai 2016

LE PIANO PASSION

 

 

 

 

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LE PIANO PASSION

 

 L'amour, la haine, la joie, la tristesse, la vie, la mort,

Le piano peut tout jouer avec des doigts agiles.

Musique d'un parfum s'envolant dans l'au-delà.

Il connaît les guerres, les noces,

Il rit, il pleure.

 Joue pour celui que j'aime !

   Que ton son agréable résonne dans les cieux.

Mon Bien-aimé sonde les cœurs, les reins et la moelle des os.

Danse sur les notes de mon Roi,

Il vient te chercher ma belle,  

Il te transporte en degré dans les voies célestes.

Danse piano, danse pour celui que j'aime,

Ne pleure plus, ne crie plus,

La vie si ingrate soit-elle, ne pourra rien contre toi,

 Si tu danses sur l'intervalle mélodique de mon Roi.

  Il t'ouvrira les portes du ciel,

Là où la biche court sans être aux abois,

Là où la myrrhe et l'aloès sentent bon les larmes séchées.

Joue pour mon Bien-aimé ;

Vois, tes notes s'envolent vers son Royaume,

 Ici,  jaillissent les torrents d'eau vive.

Joue piano, la vie parfois, est bien triste ici-bas,

Tes notes montent en portée jusqu'aux nuées,

Là où m'attend mon Bien-Aimé.

Il est blanc et vermeil ; il se distingue entre dix mille.

Sa tête est de l'or pur ;

Ses boucles devant ses oreilles sont flottantes, noires comme le corbeau.

Il m'emmène là où les pleurs n'existent plus.

Ne rate pas le départ mon ami,

Vole,  vole,  je m'envole ...

 

 Anagallis

Copyright © www.mon-poeme.fr 2011

 

16 mai 2016

COULEURS OBSCURES

 

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COULEURS OBSCURES

 

 Oh ! Tant d'inquiétude,

 

Ton silence me fait sombrer dans une immense solitude ;

 

J'imagine mon avenir sans toi,

 

Ces instants où je pourrais perdre la foi.

 

Je crie à l'étoile, je crie à la lune,

Mais, elles n'inspirent que la nuit et je suis dans l'infortune.

Je me languis en ton absence

Et le soleil n'éclaire plus que ma désespérance.

Quel est cet étrange sentiment que mon cœur embaume ?

 

Aimerais-je un fantôme ?

 

- Vous mes pieds, vous me connaissez

Vous me portez depuis tant d'années,

En ce temps de détresse, vous ne pourriez défaillir !

Pourriez-vous, jusqu'à Lui, me conduire ?

- Mais ils me répondent : nous qui t'avons accompagnée sur les sentiers tortueux,

Dans les endroits les plus sombres,

Jamais nous ne pourrons te conduire, nous sommes devenus boiteux !

Demande à ton ombre !

- Mon ombre, toi qui interceptes la lumière,

Saurais-tu m'amener près de l'être cher ?

- Désolée, je ne suis qu'une ombre passagère,

L'ombre de ton tombeau,

 

Pauvre vermisseau !

- Mes mains, vous, mes compagnes de toujours,

Vous lèveriez-vous vers mon Amour ?

- Nous sommes impures, pleines de blessures

La honte nous torture !

- Tu ne saurais être à ma douleur indifférente,

Á ma demande pressante, sois indulgente,

Oh ! Toi ma bonne, douce et fidèle âme !

- Te servir ! Mais hélas, à ce jour, un autre me réclame.

- Quel est donc ce cauchemar ?

Ce chemin étroit qui mène à nul part ?

Malheur à moi, je suis perdue, pleine de souillure,

Tout mon être est obscur !

Trouvez-moi le défenseur de mes afflictions !

 

Le rédempteur de mes transgressions !



Subit, un séraphin voleta vers moi,



Délicatement, il toucha mes lèvres de son doigt ;

 

Il me saisit la main

 

- C'est le temps, maintenant viens !

 

 

Anagallis

copyright©www.mon-poeme.fr 2014

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13 janvier 2016

LES LARMES DE PLUIE

 

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 Les larmes de pluie

 

Pluie, tu chantes à mon cœur, une drôle de mélodie.

Tu chantes pour l’oubli,

Tu chantes pour l’ennui.

Tu chuchotes à mon oreille :

« Sors de ton sommeil ! »

Alors, tu bénis mon visage

De ton eau rafraîchissante.

Clip, clap, clip, clap, tu es bien bruyante,

Voudrais-tu anéantir le silence ?

M’envelopper de ta turbulence ?

Mais dis-moi l’as-tu vu ?

Réponds-moi, l’as-tu-vu ?

Celui qui est dans le ciel et qui t’a formée ;

Est-ce Lui qui te fait tant pleurer ?

Tes larmes tombent sur le trottoir

Ne faisant plus qu’un miroir.

À moins que ce soit les siennes

Mêlées aux miennes !

Mais déjà l’arc-en-ciel s’annonce

Et je reste sans réponse.

Anagallis

 

copyright©ww.mon-poeme.fr2011

7 décembre 2015

Micha'el Eliahou Ben David

 

 

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Un esprit de peur est venu sur les gens dans la lumière de toutes les secousses et les violences qui se passe dans le monde, surtout ici en Israël, il faut savoir que nous serons tous ébranlés. Par conséquent, il est impératif
que nous nous levions avec une grande foi comme David l'a fait ne jamais se blottir dans la peur ! Nous devons surmonter la peur et faire face à nos ennemis de front car nous savons que
YHVH qui combat toutes les batailles pour nous, la bataille appartient à lui seul ! il est notre refuge et notre abri son nom est une tour forte, la courses des justes est en lui et ils sont sauvés ! Rappelez vous qu'il est écrit que les gens qui connaissent leur Dieu agiront avec fermeté et ils feront des exploits ! Poser donc vous les vrais croyants dans l'esprit et la puissance et le conseil et la crainte de YHVH afin de devenir des hommes et des femmes de valeur, ce que nous sommes destinés à être ! Rien qu'une foi radicale sera en mesure de combattre ceux qui viendront contre Jérusalem et son peuple de l'alliance ! Micha'el Ben David

 
 

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28 octobre 2015

LE CHAT ÉCRIVAIN

 

LE CHAT ECRIVAIN

 

 

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Le chat est l'ami de l'écrivain,

Et le voilà prenant son air anodin.

Il ronronne le passé, il ronronne le présent.

Il piétine les pages de contentement.

Il les caresse,

La plume l'intéresse.

On dit de lui qu'il est source d'inspiration.

Il est vrai qu'une tache d'encre peut devenir suggestion.

Il se joue de tous les mots.

Après tout, l'auteur peut bien écrire à demi-mot.

Puis, il s'endort épuisé

Sur un lit de feuilles déchirées. 

Victor Hugo l'a bien pensé,

« Dieu a inventé le chat pour que l'homme ait 

Un tigre à caresser chez lui. »

 L'écrivain, à ses dépens l'aura compris.

 Alors, il prendra le félin sur ses genoux

 Et s'endormira, cajolant son pelage si doux.

 

Anagallis

 

copyright©www.mon-poeme.fr 2012

 

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16 octobre 2015

EMMENE-MOI - BOULEVARD DES AIRS

 

 

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29 septembre 2015

SOUVENIR D'ENFANCE - A LA MESSE

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SOUVENIR D'ENFANCE

 

À LA MESSE

 

  J’arrivais en retard à la messe.

Oh ! Affliction pécheresse.

Le premier rang étant réservé aux coupables,

J'y prenais place, baissant la tête devant ce fait punissable.

Le long prêche n’en finissant pas, comme à l’accoutumée,

Je me mettais à bâiller, sous les yeux impitoyables de Monsieur le Curé.

Déjà la veille, sœur Marie m’avait grondée et menacée :

-    Jamais vous ne pourrez vous marier avec le Seigneur !

Pour cause, je n’avais pas porté soin à mon labeur.

Puis arrivait l’heure du confessionnal.

Je n’aimais pas l’endroit qui me paraissait glacial.

Ici, je n’entrevoyais que le visage de mon accusateur ;

Et bien que son esprit semblât toujours ailleurs,

Il me posait les ultimes et intemporelles questions :

-         Alors, auras-tu droit aujourd’hui à l’absolution ?

         Quels ont été tes péchés ces jours, mon enfant ?

      Questions que j’avais, d’avance, méditées amplement.

 -         À part d’être arrivée en retard et d’avoir dévoilé mon ennui,

Comme toujours Monsieur le Curé, vous connaissez la gourmande que je suis,

Et puis avec mon frère, nous avons renversé un pot de fleurs à maman,

Moi le guet faisant et lui la terre ramassant !

-   Tout cela n’est pas satisfaisant,

             À genoux, tu réciteras un "notre Père" et deux "je vous salue Marie !"

             Le couperet était tombé sur ma tête, par tant de péchés, alourdie ;

Je trouvais que le bon Dieu était bien inclément.

J’ignorais encore qu'un autre Dieu allait bientôt se révéler à moi intimement…

 

 Anagallis

 copyright©ww.mon-poeme.fr 2013 

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27 septembre 2015

L'ENFANT RÊVEUR

 

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L'ENFANT RÊVEUR

 

 Une petite fille vous cherchait…

Une fleur de liseron, se fermant le soir, l'émerveillait.

Un papa et une maman aimants,

La mélodie d'un air apaisant,

Une grand-mère près du feu,

Un grand-père pas si vieux, 

La vie s’envole comme un adieu,

Vers un ciel pas toujours si bleu.

Lorsqu'un enfant cherche un trésor, 

Il finit toujours par trouver de l'or.

Peut-être n'était-ce qu'un rêve

Mais, ces mots coulent dans sa tête comme la sève :

"Tu es sur le droit chemin"

Ainsi, le voulait  son destin.

Son trésor a la tête dans le ciel.   

Au-dessus de Lui se trouve l'arc-en-ciel.    

Il devint, au cœur de l'enfant, l’être cher.  

Ses pieds posés sur la terre,  

  Il ouvre ses mains et fait tomber les étoiles. 

Les messagers se dévoilent.

Un enfant qui a l'esprit dans les nuages

Ne peut que comprendre davantage. 

Ainsi a-t-il su que dans sa vie,

Celui qui est, aurait les yeux sur sa sage folie.

La petite fille a vieilli.

Aujourd'hui, lorsque la tempête surgit,

Elle repense à cette nuit

Où, dans son rêve, une lueur a lui.

"Tu es sur le droit chemin"

Ainsi, le voulait  son destin.

 

Anagallis

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26 septembre 2015

J'IRAI PUISER DE L'EAU

 

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J' irai puiser de l'eau

 

Je suis au fond d'un puits.

 Les gens passent et repassent, 

Et le monde s'évanouit... 

Le soleil se couche, et je m'alanguis.

 Qui assombrit ainsi ma vie ?

 Qui m'anéantit ?

 Me voilà toute engourdie.

 Il fait froid au fond du puits !

 Ici, je ne peux que gémir

 Et, à mes désirs, mourir.

 Qui me fera rebondir ?

 Qui me fera à nouveau me réjouir ?

 La charité n'est qu'illusoire,

 L'amour n'est qu'un miroir.

 La parole est facile,

 Cœur en or et pieds d'argile.

 Chacun son pain,

 Chacun son destin.

 De mon Bien-aimé ? Aucune réponse,

 Mais l'attente de sa réponse.

 Voilà ma foi !

 Voilà ma joie !

 Lorsque l'esprit de mon Bien-aimé viendra,

 Du fond de mon gouffre, il me sortira.

 Il n'est point sourd, il n'est point lâche.

 Il me demandera : "Fais-moi absorber un peu d'eau !"

 Et pour l'abreuver,

 

Je me hâterai de faire descendre de ma main, ma cruche.

 "Bois mon Adôn, bois !"

 Qui est cet homme qui vient au-devant de moi ?
  C'est mon Adôn !

 Je prendrai alors, mon voile lilial et m'en couvrirai.

 

Anagallis

Copyright © www.mon-poème.fr 2011

 

19 juillet 2015

LA SOLITUDE

 

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LA SOLITUDE

 

La solitude, c'est le mendiant

 

Qui aux yeux des inconnus devient transparent ;

 

On le regarde sans réellement le voir,

 

On passe et l'on repasse indifférent à sa vie si noire.

 

C'est la veuve qui ne vit plus que par ses souvenirs,

 

Le vieillard qui n'ose plus gémir ;

 

C'est l'homme qui n'a plus personne et qui devient personne,

 

Un être sans avenir, sans projets, que la vie abandonne.

 

C'est le chien galeux

 

Du quartier des gueux.

 

C'est l'enfant perdu,

 

Se cachant pour pleurer, au détour d'une rue.

 

"Adam où es-tu ?"

 

Dans la solitude de ton âme, l'as-tu entendu ?

 

Alors, il te couvrira de sa présence,

 

Et tu quitteras l'indifférence.

 

Ton Dieu, il sera,

 

Et ta bonne étoile, dans le ciel, scintillera !

 

Anagallis

 

copyright©ww.mon-poeme.fr 2013

 

18 juillet 2015

L'ÉPOUSE ENDORMIE

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L'ÉPOUSE ENDORMIE

- Qui frappe à la porte de mon coeur ?

C'est la voix de mon Bien-aimé.

 

- Ouvre-moi ma colombe, ma soeur.

 

Ma tête est couverte de rosée,

 

J'ai souffert pour notre amour.

 

Ton esprit serait-il devenu sourd ?

 

Pourquoi es-tu endormie ?

 

Tes yeux sont tout engourdis.

 

Ton amour n'est pas intense pour moi,

 

Ne peux-tu veiller une heure pour moi ?

 

- Je t'aime mon Bien-aimé,

 

Mais je suis si fatiguée pour me lever.

 

- Où se perdent ta joie et ton impatience ?

 

Réveille ta conscience !

 

De mes boucles coulent les gouttelettes de la nuit,

 

L'immortelle pour toi, ce matin, j'ai cueilli.

 

- Mon Bien-aimé a passé la main par l'ouverture,

 

Mes entrailles ont frémi à cause de lui

 

Je me suis levée, j'ai ouvert la serrure

 

Mon corps était encore tout affaibli ;

 

De mes mains, la myrrhe a découlé,

 

De mes doigts, la myrrhe s'est répandue sur la poignée.

 

Mais mon Bien-aimé avait tourné le dos,

 

Mon Bien-aimé était passé.

 

Derrière lui l'ombre d'un agneau

 

Faisait pleurer les oiseaux.

 

Je l'ai alors appelé, mais il ne m'a pas répondu.

 

Mon Bien-aimé avait disparu.

 

Je suis sortie et je l'ai cherché,

 

Mais je ne l'ai point trouvé.

 

Je vous en conjure fille de Jérusalem,

 

Si vous trouvez mon Bien-aimé,

 

Dites-lui que je l'aime,

 

Que de Lui je ne puis me passer.

 

Que je suis malade d'amour pour Lui.

 

Tout mon être pour Lui frémit.

 

Qu'avec Lui seul, mon âme s'épanouit.

 

Toute sa personne est désirable.

 

Qu'il soupe à ma table !

 

Mon Amour aimable.

 

Je veux sentir son parfum, entendre sa voix.

 

Je serai maintenant, une sentinelle pour mon Roi !

 

Je suivrai toutes ses voies !

 

Il est ma seule joie.

 

Dites-lui que je ne serai plus endormie,

 

Que j'ouvrirai mon esprit pour Lui

 

Je ne peux me passer de Lui,

 

Il est l'Amour de ma vie.

 

Anagallis

 

copyright©ww.mon-poeme.fr 2013

 

 

 

 

 

 

 

18 juillet 2015

LA FOI

 

 

Make-a-Wish

 

LA FOI

 

 La foi vit au jour le jour.

Elle n'amasse point et pourtant ses greniers regorgent de blé.

La foi ne joue pas en bourse.

Elle n'envie pas les richesses du monde ou celles du voisin.

L'avenir ! Elle s'en fait fi !

Elle ne gère rien, elle ne fait pas de provisions.

Point d'assurances,

Pourtant, elle est sûre d'elle.

Elle ne se confie pas en l'homme.

Elle n'est pas orgueilleuse.

L'humilité est sa devise.

La foi ne se touche pas comme l'argent,

Elle ne se voit pas comme l'or.

Bien qu'elle soit un précieux joyau.

Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde,

À ceux qui l'aiment ?

Pour qu'ils soient riches en la foi,

Et héritiers du royaume qu'il a promis

Parfois, la foi souffre,  j'en conviens,

Et ce sont des seaux de larmes qu'elle remplit,

Perles précieuses tombant des yeux.

Ne vous amassez pas des trésors sur la terre,

Où la teigne et la rouille détruisent,

Et où les voleurs percent et dérobent ;

Mais, amassez-vous des trésors dans le ciel,

Où la teigne et la rouille ne détruisent point

Et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

Plus facile à écrire qu'à faire me direz-vous, certes.

La foi est dans l'épreuve.

Mais, souvenez-vous que Dieu remplira vos greniers

  Et cela, même durant votre sommeil.

Assurément, la foi n'est pas banquière !

 

Anagallis

copyright©ww.mon-poeme.fr2013 

18 juillet 2015

LE SATISFAIT

 

 

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LE SATISFAIT

 

Le satisfait n'a pas bonne vue,

 

La misère, il ne la voit plus.

 

Il suit son chemin,

 

La tête haute, pleine de dédain,

 

Il n'a besoin de rien.

 

Ses enfants sont choyés,

 

Sa femme est enviée.

 

De ses voisins, il est considéré.

 

Il aime son travail et sa vie,

 

Il ne connaît pas les ennuis,

 

Le satisfait a bien réussi.

 

Il ne se soucie pas du malheur des autres.

 

Le satisfait n'est pas bon apôtre.

 

Sa vie sera toujours mieux que la vôtre.

 

Au culte, il ira bien cravaté,

 

Femme et enfants le suivront tout endimanchés.

 

Il aime être admiré et honoré.

 

Si par hasard, vous lui racontez vos déboires,

 

Malheureux, restez sans espoir !

 

Le satisfait vous mènera à l'abattoir,

 

Vous serez mis au banc des accusés,

 

Il vous conduira tout droit dans l'abîme de la culpabilité,

 

Il n'aura aucun égard à la larme qui, sur votre joue, serait en train de couler.

 

Anagallis

 

Copyright © www.mon-poeme.fr 2014

 

 

 

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18 juillet 2015

L'OLIVIER

 

 

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L'olivier

 

Tu n'es pas le plus bel arbre,

 

Mais, l'été venu,

 

Nous aimons nous mettre sous ton ombre.

 

Tu as, malgré tout, ce côté majestueux

 

Qui fait tant d'envieux.

 

Ton nom respire le soleil et la chaleur,

 

Et tes fruits la douceur.

 

Mais ce qui fait ton charme simple,

 

C'est que Dieu t'a choisi pour représenter son peuple.

 

Dans tes branches coule cette huile merveilleuse,

 

Qui nous offre des vertus bénisseuses.

 

Tu es l'olivier franc

 

Et en ton Seigneur, tu es confiant.

 

Tu es le seul sur lequel l'olivier sauvage peut être enté,

 

À condition de ne pas te blesser.

 

Fusion divine de deux peuples,

 

Ne faisant plus qu'un Temple.

 

Les vierges sages l'ont bien compris

 

Et leur lampe est bien remplie,

 

Elles se nourrissent de cette bonne huile issue de ton fruit.

 

La loi coule de tes branches,

 

Et la parole s'épanche.

 

Les deux bois unis fêteront les fêtes de l'Éternel,

 

Et les shabbats inconditionnels.

 

Dieu n'a qu'un discours :

 

Israël est son seul amour !

 

Anagallis

 

 Copyright © www.mon-poeme.fr 2012

 

18 juillet 2015

TON PEUPLE EST MON PEUPLE

 

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TON PEUPLE EST MON PEUPLE

 

 

Pour mon Bien-aimé,

 

J'irai me laver à la source.

 

Je m'oindrai de parfum de la casse,

 

Il mangera son pain,

 

Puis, boira son vin.

 

Lorsqu'il se couchera, ses pieds, je découvrirai

 

Et je me coucherai.

 

Il m'a rachetée,

 

Sur moi, son manteau, il a posé.

 

De son héritage et de sa force, mes reins, il a ceint.

 

Il m'accueillera dans son Temple saint.

 

Qu'ils sont beaux tes épis, oh ! Mon Roi.

 

La moisson sera ma foi,

 

L'étoile de David sera mon espérance,

 

Ma nouvelle naissance.

 

Tu m'appelleras par mon nom nouveau,

 

Comme un signe, une alliance renouvelée, marquée de ton sceau.

 

 

Ruth

 

Copyright © www.mon-poeme.fr 2011

 

 

 

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LES POÉSIES D'ANAGALLIS
  • Chacun à sa façon de s'exprimer. Personnellement, j'ai choisi de m'exprimer par la plume. Ce qui est écrit est écrit, ce sont les mots d'un instant, des phrases nées d'une inspiration… Auteurs des images Beth Conklin, Christian Schloe, Catrin Welz Stein, principalement.
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